La chasse au bruit !

Tout au long de l’année 2017, le C2DS s’intéressera aux initiatives permettant de réduire les nuisances sonores dans les établissements sanitaires et médico-sociaux. La Clinique Pasteur, implantée au centre-ville de Toulouse, ouvre le bal et nous fait découvrir ses pratiques vertueuses en matière de chasse aux nuisances sonores.

« Portes mal fermées, discussions dans les circulations la nuit et en journée, chariots qui roulent tôt le matin, bruit de la chambre voisine, ces sources multiples de bruit constituent une gêne pour les patients », explique Olivier Collet, responsable technique sécurité et pilote de la cellule développement durable RSE. La Clinique Pasteur a donc fait une auto-évaluation du bruit en installant des sonomètres dans les services. « Il nous a semblé intéressant d’appréhender la question du bruit du point de vue du patient. Un soignant du service réanimation a eu l’idée de créer une réglette graduée ‘zéro bruit, bruit supportable, désagréable, insupportable’, qui, à l’instar de ce qui est fait pour l’évaluation de la douleur, permet au patient d’exprimer son ressenti au bruit. Ce travail a eu un effet pédagogique immédiat et les personnels ont pris conscience des nuisances sonores occasionnées. L’idéal serait d’avoir un système qui sonne l’alarme dans les couloirs lorsque le niveau sonore est trop élevé. Nous creusons l’idée actuellement. »

Par ailleurs, la question des nuisances sonores du point de vue du voisinage de la clinique a fait l’objet d’aménagements particuliers. Une barrière acoustique et des tampons vibratoires sur certaines installations comme les groupes électrogènes et les transformateurs ont été installés en terrasse, de manière à éviter les transmissions de vibrations à la structure. Plus globalement, la question du bruit est systématiquement intégrée lors de travaux. « Nous avons veillé lors de la construction de notre nouvelle aile de bâtiment à l’acoustique avec l’extérieur mais aussi entre les chambres, avec des portes isophoniques notamment, et nos patients sont étonnés du calme ambiant », se réjouit Olivier Collet.