ALERTER ET INFORMER SUR LES MENACES DE SANTÉ
Le C2DS sensibilise le monde de la santé et son environnement aux impacts sanitaires produits ou subis par l’activité hospitalière. Le C2DS interpelle par des campagnes d’alerte, les décideurs en santé, les industriels, les pouvoirs publics, les tutelles et les médias sur ce qui est de nature à menacer la santé des patients comme du personnel soignant.
Votre contact C2DS :
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OXYDE D'ÉTHYLÈNE, UNE MENACE RÉSURGENTE
On le pensait strictement réglementé, l'oxyde d'éthylène revient pourtant sur le devant de la scène. Avec un CV impressionnant (Cancérogène, Mutagène, Reprotoxique), son utilisation dans les procédés de stérilisation des tétines, biberons et téterelles est un problème de santé publique. La Direction Générale de l'Offre de Soins (DGOS) a réagi très rapidement avec la publication de recommandations. Toutes les maternités ont ainsi été alertées.
La partie émergée de l'iceberg
La question des tétines n'est pourtant que la partie émergée de l'iceberg. Le C2DS vient d'alerter les médias pour alerter sur l'utilisation de l'oxyde d'éthylène dans la stérilisation des dispositifs médicaux (cathéters, sondes, dispositifs d'alimentation entérale...), des implants et des prothèses (prothèses mammaires, implants orthopédiques, implants intraoculaires…). Si l'oxyde d'éthylène est reconnu toxique pour les tétines, comment ne peut-il pas l'être pour des dispositifs d'alimentation entérale, par exemple ?
Par ailleurs, en septembre 2009, la Caisse Régionale d'Assurance Maladie d'Île-de-France (CRAMIF) mettait en ligne un document qui soulignait les risques cancérogènes pour les professionnels et les usagers en contact avec des émanations ou des résidus. À nouveau, ce document réaffirmait la nécessité de remplacer, quand cela est possible, la stérilisation par l'oxyde d'éthylène par d'autres procédés moins nocifs.
Le C2DS met les industriels et les autorités face à leurs responsabilités
Les établissements suivent les recommandations des tutelles, en particulier de l'AFSSAPS et du ministère de la Santé ; ils respectent les réglementations quand celles-ci existent. Une information et une formation des professionnels de santé est aujourd'hui urgente.
Les industriels doivent, de leur côté, prouver l’innocuité des produits qu'ils mettent en vente quand bien même ils disposent d'une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché).
L'utilisation d'oxyde d'éthylène comme procédé de stérilisation doit figurer non seulement sur les fiches techniques, mais aussi impérativement sur les emballages ou sur le produit lui-même.
DIOXYDE DE TITANE NANOPARTICULAIRE : RISQUE ÉMERGENT ?
L'utilisation des nanomatériaux est actuellement en plein essor.
Plusieurs d'entre eux sont déjà en phase de production industrielle alors que leurs effets en termes de toxicité pour l'homme et l'environnement restent encore mal connus. C'est le cas du dioxyde de titane utilisé dans de nombreux secteurs de l'industrie : cosmétique (produits de beauté, dentifrices, crèmes solaires), pharmaceutique (enrobage des médicaments), agro-alimentaire (colorant alimentaire et conservateur) et aujourd'hui dans le bâtiment (ciments, peintures, revêtements muraux) pour ses propriétés dépolluantes.
Ces dernières propriétés sont particulièrement séduisante pour le secteur hospitalier qui ignore la toxicité potentielle du dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire : il a d'ores et déjà été classé comme « possiblement cancérigène pour l'homme » (cancérigène 2B) *. Des études récentes insistent par ailleurs sur sa « génotoxicité ».
L'utilisation de plus en plus courante du dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire nous pousse aujourd'hui à alerter les professionnels et les usagers des établissements de santé sur ses effets potentiels.
Pour en savoir plus, téléchargez le dossier de presse complet.
* En 2007, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a réévalué les données scientifiques disponibles sur le dioxyde de titane et l'a classé comme « possible cancérigène pour l'homme » (cancérigène 2B). Cette carcérogénicité déjà avérée chez l'animal laisse en effet entrevoir plusieurs signes de transposabilité à l'homme.
CAMPAGNE
QUELS COSMÉTIQUES BÉBÉ
À LA MATERNITÉ ?
Ayant étudié le contenu des coffrets naissance offerts aux parturientes, le C2DS découvrait en 2008 un véritable cocktail toxique de substances dont certaines classées CMR – cancérogène, mutagène, reprotoxique – (parabens, EDTA, BHA, phénoxyéthanol, bisphénol A) dans les échantillons de cosmétiques, biberons et autres cadeaux faits par les marques aux mamans pour leur bébé.
Un principe de précaution pour tout ce qui est destiné aux bébés s’impose aujourd’hui.
En 2011, les maternités adhérentes au C2DS feront un état des lieux sur les changements de pratique et leurs résultats.

Campagne
UN HÔPITAL SANS PHTALATE !
En 2007, en 2010, puis en 2011, le C2DS alertait toutes les parties prenantes de la santé et de l’industrie, de l’absence de preuve de l’innocuité des phtalates, substances omniprésentes dans l’univers hospitalier. Les phtalates – reconnus comme perturbateur endocrinien – sont utilisés pour assouplir les matières plastiques dont le DEHP qui entre notamment dans la composition de nombreux dispositifs médicaux .
Le 20 juillet 2011, le C2DS organisait une conférence de presse pour replacer au centre du débat public et parlementaire la question des phtalates.
Le 23 juin 2010, au cours du colloque du C2DS « Les phtalates à l’hôpital, où en est-on en France ? », la député Valérie Boyer a présenté une proposition de loi demandant l’utilisation de dispositifs médicaux sans phtalate pour les prématurés, les nourrissons et les enfants ; l’interdiction les sols contenant des phtalates dans les unités de soins intensifs, les maternités et les unités de pédiatrie.


Le dossier de presse du 23 juin 2010
La liste des députés signataires
Le point de connaissances sur les phtalates – INRS 2004
Interview du Pr. Lischka
(extrait du Guide des pratiques vertueuses 2010)
