Le « Passeport pour une chimiothérapie responsable » intégré au CH de La Rochelle

Passeport pour une chimiothérapie responsableLe CH de La Rochelle a intégré, début octobre, le « Passeport pour une chimiothérapie responsable ». Le Dr Valérie Moulin, oncologue digestif a piloté la démarche au sein de son établissement : « Mon travail depuis quinze ans consiste à prendre en charge des patients atteints d’un cancer digestif, en prescrivant des chimiothérapies ou des thérapies ciblées qui ont pour but de détruire les cellules tumorales. Ces cytotoxiques sont aussi néfastes pour certaines cellules normales de l’organisme, c’est pourquoi ces traitements entraînent des effets secondaires chez les patients, que nous maîtrisons de mieux en mieux. Le but est donc de trouver la meilleure efficacité et un compromis entre efficacité et toxicité, un meilleur bénéfice-risque pour le patient. L’entourage est de plus en plus impliqué dans la prise en charge des patients, apportant une croissante attention. Le « Passeport pour une chimiothérapie responsable » vient répondre aux questions pratico-pratiques quotidiennes de l’entourage pour lesquelles les médecins et les soignants avaient peu de réponses. Au CH de La Rochelle, ce passeport  est remis en consultation d’annonce par nos infirmières qui ont enfin un outil performant pour répondre. » 

Alors que la chimiothérapie constitue l’une des principales solutions thérapeutiques pour les patients atteints de cancer, les professionnels de santé sont souvent démunis face aux multiples questions pratiques posées par les patients concernés pour préparer leur retour à domicile après le traitement.

Le « Passeport pour une chimiothérapie responsable » est une première réponse, cohérente et uniforme, pour accompagner le personnel soignant dans son rôle d’éducation et de prévention, au sein et en dehors de l’établissement de santé, mais aussi pour rassurer le patient et son entourage.

Les molécules présentes dans les traitements de chimiothérapie peuvent se retrouver dans les excréta (sueur, urines, selles, vomissements) pendant au minimum quatre jours après la fin du traitement, et avoir un impact sur l’entourage et l’environnement.

Le passeport explique en neuf fiches de façon pratique, ludique et surtout non culpabilisante, les mesures à respecter et les attitudes à adopter au quotidien en cas de traitement par chimiothérapie.

Les neuf fiches abordent les thématiques suivantes :

  • utilisation et manipulation des médicaments cytotoxiques ;
  • précautions à prendre en cas de relations sexuelles ;
  • contact avec l’entourage le plus fragile (enfants, femmes enceintes, etc.) dans les premières heures suivant le traitement ;
  • pratiques d’hygiène en cas de contact avec un traitement ;
  • gestion des sécrétions et excréments pendant les quatre jours suivants un traitement ;
  • élimination des déchets en circuit adapté ;
  • contact avec les animaux de compagnie ;
  • gestion du linge.

Chaque patient étant unique et les traitements en chimiothérapie individualisés, les conseils compris dans ce passeport sont des précautions générales d’usage et sont soumis à l’appréciation en premier lieu des professionnels de santé, puis du patient. La prévention de l’exposition aux produits anti-cancéreux cytotoxiques est donc une mission de santé publique, dans laquelle l’hôpital est fortement impliqué. Le « Passeport pour une chimiothérapie responsable » est remis aux patients et aux aidants par les professionnels de santé.

Ce support est réalisé en collaboration avec des oncologues, des équipes soignantes, des patients, il est piloté par l’agence Primum Non Nocere® et réalisé avec le soutien institutionnel du laboratoire Merck.