La difficile définition des perturbateurs endocriniens

perturbateurs endocriniensLe gouvernement a publié vendredi 14 juillet 2017, deux listes de pesticides susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens. Elles regroupent les noms de quelque 1 000 biocides (insecticides pour la maison, produits de protection du bois et l’hygiène vétérinaire), et près de 600 produits phytosanitaires (fongicides, herbicides, insecticides). Ces listes, provisoires selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, répondent à la promesse de Nicolas Hulot de lister les «  produits phytopharmaceutiques et biocides mis sur le marché français, qui contiennent au moins une des substances identifiées par la Commission européenne comme perturbateurs endocriniens ».

Pour rappel, le 4 juillet dernier, les représentants des États membres européens du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, avaient adopté les critères utilisés pour identifier les produits chimiques perturbateurs endocriniens (ou EDC). Les associations en santé environnementale reprochaient à la France d’avoir accepté une version laxiste du texte et à la Commission européenne, d’exiger un niveau de preuve scientifique trop élevé, entre autres. Les scientifiques quant à eux demandent qu’une échelle graduée soit mise en place, distinguant les perturbateurs endocriniens « suspectés », « présumés » et « avérés ». En réponse, le ministère avait stipulé pouvoir interdire sur son sol des substances qui pourraient bénéficier d’une exemption au titre de la nouvelle réglementation, « dès lors que leur dangerosité sera avérée.»

Le texte doit désormais être examiné par les députés européens.
Consulter le site du Ministère de la Transition écologique et solidaire.