Weleda, engagé dans une démarche de rapprochement entre les thérapies complémentaires et conventionnelles

Depuis 2016, le C2DS s’intéresse de près à l’intégration des thérapeutiques complémentaires dans le parcours de soin, au sein des établissements sanitaires et médico-sociaux. Celle-ci génère des bénéfices humains pour les patients/résidents et pour les équipes, mais aussi environnementaux et économiques. Fin 2018, le C2DS a signé un partenariat avec la société Weleda. Nous nous sommes entretenus avec Florian Petitjean, pharmacien, directeur de Weleda France.

Présentez-nous la société Weleda…

Weleda propose des produits exclusivement issus de la nature : c’est le pionnier de la cosmétique naturelle, et un acteur incontournable du marché de l’homéopathie et de la phytothérapie. Notre laboratoire élabore des médicaments, des préparations pharmaceutiques et des soins cosmétiques naturels selon une conception globale du soin, qui tient compte des correspondances profondes existant entre l’Être humain et la Nature. Weleda, c’est une entreprise quasi centenaire, créée en 1921 dans deux petits villages suisse et allemand à l’initiative d’un groupe de médecins et pharmaciens. Cette dimension européenne perdure : les 380 collaborateurs de la filiale française sont installés à Huningue, près de Bâle, à la frontière avec ces deux pays.

Weleda est toujours restée fidèle à ses principes fondateurs et à son éthique : la qualité des produits, l’harmonie recherchée entre l’être humain et la nature, l’insertion dans une organisation humaine étroitement solidaire (médecins, pharmaciens, collaborateurs, patients…). Toute notre énergie et nos savoir-faire sont mobilisés afin de soigner les sols, développer la biodiversité, puiser avec respect dans la nature et transmettre ses vertus curatives à l’être humain.

Quelles sont vos exigences en matière de RSE ?

Nos botanistes, jardiniers et pharmaciens ont une conscience aiguë de la fragilité de la nature. Nous employons plus de 370 espèces végétales différentes, issues essentiellement de l’agriculture biodynamique, biologique ou de cueillettes certifiées. Nos formules sont 100 % naturelles et sans huiles minérales (issues de la pétrochimie) ni silicone, sans conservateur, colorant ou parfum de synthèse. La majeure partie des extraits de plantes que nous utilisons provient de nos propres jardins : celui situé en Allemagne – le plus grand jardin de plantes médicinales en Europe – et celui situé en France, d’une superficie de trois hectares, qui nous permet de fabriquer nos teintures mères. 80 % des médicaments homéopathiques que nous produisons en France proviennent de ce jardin.

Nous récoltons aussi des plantes en milieu naturel, dans le cadre de conventions signées avec les régions. Par exemple, nous cueillons l’arnica dans les montagnes des Vosges. Lorsque nous devons acheter des plantes dans d’autres pays, notamment pour la fabrication des produits cosmétiques, nous avons un cahier des charges très strict sur deux plans : la qualité des produits – des plantes biologiques ou naturelles – et une démarche de commerce équitable. Nous sélectionnons des petits producteurs avec lesquels nous établissons des relations contractuelles à long terme et une juste rémunération.

En termes de certifications et labels, Weleda a défini ses propres critères qui vont au-delà des standards requis. Nous sommes ainsi reconnus par le label international NaTrue, le plus strict appliqué aux cosmétiques naturels, et par celui de l’Union for Ethical BioTrade qui garantit les approvisionnements durables. Weleda France a aussi obtenu la norme ISO 14001 en matière de management de l’environnement. Du champ au laboratoire, jusqu’au produit fini, la démarche éco-responsable est au cœur de la culture de Weleda.

Pourquoi ce partenariat avec le C2DS ?

Vu nos convergences, nous devions forcément nous rencontrer. Ce fut à l’occasion d’une réunion ou étaient conviés des laboratoires d’homéopathie et une représentante du C2DS. Une rencontre humaine avant tout, qui nous a permis d’échanger sur notre démarche commune de rapprochement entre les thérapies complémentaires et conventionnelles. Nous avons alors « creusé le sillon ». Que pouvons-nous apprendre de l’autre ? Comment pouvons-nous mutualiser nos stratégies visant à évaluer l’intégration des thérapies complémentaires dans les établissements de santé ? Ensemble, nous serons plus efficaces pour mettre en œuvre ou développer la médecine intégrative dans les établissements. Nous pourrons aussi évaluer ses bénéfices sur les trois plans du développement durable. Par exemple, Weleda transmettra au C2DS les résultats d’études ou actions menées dans ce domaine, pour diffusion auprès des adhérents. Nous participerons également aux temps forts du C2DS : Agora, ateliers thématiques régionaux consacrés à la médecine intégrative, soirée du « Club des partenaires »… De notre côté, nous convierons le C2DS à nos manifestations et nous lui fournirons des outils d’informations sur la démarche de Weleda.

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