Loi d’urgence agricole et EGALIM

La loi d’urgence agricole du 18 août 2026 a modifié plusieurs dispositions de la loi EGalim : pourcentages à respecter, périmètre des produits durables et de qualité, préférence européenne, télédéclaration.

Réglementation
Loi du 18 août 2026 d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

Qui ?
Restaurants collectifs appartenant à des personnes morales de droit public ou privé

Quand ?
Au lendemain de la publication

Résumé
La loi dans son article 8 réécrit l’article L. 230-5-1 du code rural — le texte qui fonde les obligations EGAlim

  • Des pourcentages en poupées russes :
  • 20% de produits bio (inchangé)
  • 30% qui sont soit bio, soit AOP/AOC, label rouge, IGP, HVE, fermiers (soit 10% de plus)
  • 50% de produits de qualité ou durables (donc 20% au-delà des 30 déjà cités) – (inchangé)
  • Evolution du périmètre des produits durables et de qualité éligibles (nouvelles catégories)
  • Catégorie 3 bis : produits « SIQO/HVE/fermiers assimilés »
  • Catégorie 3 quater : Produits de montagne présentant des particularités en termes de qualité ou d’externalités environnementales
  • Catégorie 7 bis : Produits issus de la pêche conformes aux exigences environnementales européennes
  • Catégorie 7ter : Produits aquacoles conformes aux exigences de la réglementation européenne et issus d’une démarche collective définie par un cahier des charges garantissant l’origine, la traçabilité et la fraîcheur des produits ;
  • Catégorie 4 bis : Produits répondant à des exigences nutritionnelles et environnementales attestées par un système de certification.
  • Préférence européenne : hors absence d’offre suffisante et caractère non substituable, les restaurants collectifs publics ne devront acheter que des produits originaires de l’UE, de l’Espace économique européen et des pays et territoires d’outre-mer.
  • La télédéclaration Ma Cantine devra intégrer l’origine (UE/EEE/France) des produits.

*Cette fiche de veille a été établie par le C2DS. Il s’agit d’une aide à la compréhension et au respect des obligations réglementaires en lien avec le développement durable/la RSE pour les établissements adhérents du C2DS. Il ne s’agit pas d’une prestation de conseil juridique.

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