« Nous avons décidé de faire 3 enlèvements par semaine, alors qu’un enlèvement quotidien serait plus facile. »

Pierre Salenc, ingénieur chargé des services logistiques au Centre Hospitalier d’Arles (13)

En 2020, partout en France, le tonnage de Dasri a explosé et les usines d’incinération ont été dépassées. Le Centre Hospitalier d’Arles a produit 30 tonnes supplémentaires de Dasri l’année dernière.

« C’était naturellement une année exceptionnelle liée à la crise sanitaire. En routine, pour mieux gérer nos déchets, nous avons choisi d’être accompagnés et travaillons sur plusieurs axes. Par exemple, nous avons décidé de faire 3 enlèvements par semaine, alors qu’un enlèvement quotidien serait plus facile. Notre objectif est de trouver la juste mesure pour ne pas générer trop de transport vers les usines d’incinération. La maintenance des containers est aussi un point d’attention : certains établissements n’ont pas de containeurs, d’autres en ont, leurs capacités sont différentes. En amont, le rôle joué par des soignants est fondamental. Les marges de manœuvre pour faire des économies sont très importantes car le transporteur récupère simplement ce qu’on lui donne. Notre objectif est de réduire de 10 à 15 % la production de Dasri. C’est un dossier ouvert, sur lequel nous travaillons en continu. »

Un dossier dont s’est emparé le GHT de Marseille qui regroupe 30 établissements. L’appel d’offres de gestion des Dasri, lancé en 2018, s’est clos en 2021. « Les dernières indications en date ont montré qu’un tonnage annuel de Dasri peut varier de 30 à 400 kilos par lit en fonction des activités. Notre cahier des charges s’est voulu très précis, il demande aux fournisseurs des données techniques très importantes et notamment sur le développement durable, par exemple l’optimisation des tournées, le bilan carbone des véhicules, le carburant utilisé, etc. »