À Montpellier, ça carbure !

« Oc Santé est engagé dans une démarche de développement durable depuis 2010 avec la rédaction d’une première charte, puis un enregistrement Emas en 2013. Les 18 établissements du groupe sont aujourd’hui embarqués dans une démarche construite.

La première chose à faire pour tous est d’apprendre à se passer des énergies fossiles car ce sont elles qui génèrent le plus d’émissions de gaz à effet de serre. Le contexte actuel inflationniste nous motive aussi à nous passer du fioul et du gaz. À notre niveau, nous avons fait un audit pour définir le nombre de chaufferies et de gaz qu’il fallait réformer dans les deux ans. C’est la première étape.

Puis l’action. Tous les établissements du groupe aujourd’hui dans des zones très urbanisées sont raccordés au réseau de chauffage et de froid urbain, ce qui nous permet de par la production d’énergie amont, très souvent issue de biomasse, de baisser la consommation de gaz à effet de serre sur l’énergie qu’on achète. C’est intéressant sur le plan économique aussi, et en termes d’infrastructures, puisqu’on n’a pas d’équipements à l’intérieur des établissements, ou alors ils sont minorés. Un de nos établissements est ainsi équipé depuis 18 ans et le dispositif est très fiable, sans rupture. Donc il ne faut pas hésiter à le faire.

La géothermie est quand même très chère comparée aux réseaux de chaud urbain mais vu l’augmentation du coût de l’énergie, ça devient une vraie question que nous étudions. Sans oublier que l’ADEME peut la financer. Il y a beaucoup plus d’espace pour la géothermie que ce qu’on peut imaginer, même en ville y compris pour un établissement parisien.  

Concernant le photovoltaïque, nous avons fait une étude sur plusieurs établissements, et certains disposent d’un petit peu plus d’espace. On a aussi imaginé pouvoir stocker cette énergie par le biais de batteries. L’idée serait de consommer cette énergie photoélectrique la journée et d’utiliser les batteries en appoint la nuit.

Le point essentiel est d’être le plus raisonnable et raisonné avec une maîtrise totale de cette consommation d’énergie. Rappelons qu’à partir de 2025, une régulation, une automatisation de la gestion des températures des établissements devient obligatoire.

Ces plusieurs niveaux d’équipement couplés à des changements de pratique permettent de répondre au décret tertiaire de consommation d’énergie, et en même temps de décarboner.