Polyclinique de Blois : “parce que nos déchets le valent bien !”

Depuis plus d’une décennie, la Polyclinique de Blois mène une politique de réduction et de gestion des déchets existants très efficace. Plus de 40 filières de tri sont en place aujourd’hui et Carine Raffin-Peyloz, directrice adjointe, se félicite de la pérennité des solutions trouvées. « Nos filières fonctionnent bien, grâce à nos collaborateurs engagés et nos personnes ressources dans chaque service, mais aussi grâce à nos prestataires et partenaires fidèles. » Et elle s’en réjouit, en dix ans, l’organisation de certaines filières est devenue plus facile, notamment avec l’arrivée des nombreux éco-organismes. « Notre dernière filière en date est celle des matelas, en coopération avec Éco-mobilier, qui nous en facilite l’organisation. D’autre part, on remarque un intérêt croissant des établissements de santé mais également de la communauté en général pour le tri, si bien que de nombreux prestataires ne sont plus aussi regardants sur les quantités, ce qui nous offre plus de flexibilité, c’est formidable. Le tri des déchets relevait au départ de notre désir de faire des économies et d’assumer notre responsabilité sociétale en tant qu’établissement de santé, aujourd’hui ces actions font intrinsèquement partie de notre ADN. »

En 2020, faisons la chasse aux mégots !
« Nous en avions assez de voir les mégots s’entasser par terre, directement en dessous des cendriers ! Aussi, nous avons cherché un moyen sympathique pour motiver les fumeurs à changer leur comportement, et nous avons trouvé. Depuis cet été, des cendriers-sondages (idée importée du Royaume-Uni) sont en place aux trois entrées stratégiques de la polyclinique. Ces boîtes permettent aux accros de la cigarette de donner leur avis sur une question en jetant leur mégot dans l’orifice de droite ou de gauche. Vous êtes plutôt du matin ou du soir ? Thé ou café ? La question fait sourire et le mégot se retrouve dans la boîte ! » Une idée qui venait à point nommé pour le MoisSansTabac, traditionnellement en novembre chaque année, mais aussi pour amorcer une réflexion sur les nuisances pour l’environnement que constituent les mégots de cigarette. En effet, un mégot met environ douze ans à se désagréger. « Nous payons un organisme pour l’enlèvement des mégots. Une fois collectés, les filtres sont séparés de la matière organique, qui elle devient du compost. La matière plastique du filtre sert ensuite à fabriquer des plaques pour la construction de divers objets de type mobilier d’extérieur. C’est un investissement de quelques centaines d’euros pas an mais qui nous tient à cœur à la polyclinique. »

La recyclerie, une affaire qui roule
Depuis 2017, la recyclerie de la Polyclinique de Blois ne désemplit pas chaque premier mardi du mois lors de la permanence entre midi et deux. Tout ce qui peut encore servir et qui répond aux exigences d’hygiène est offert aux personnels : plaques eutectiques, palettes, cagettes en plastique, papiers utilisés pour la stérilisation, bidons d’eau stérile, cartons, pots de yaourt en verre, glacières en polystyrène, plateaux en plastique IVT, etc. La liste est longue et s’allonge sans cesse. « Nous proposons également des actions flash », plaisante Carine Raffin-Peyloz. « Dernièrement, nous avons changé la quasi-totalité des roues de lits. Plus de 400 roues étaient proposées et ont rapidement trouvé preneurs. Nous avons fait la même chose avec des dessus de lit, rien ne se perd chez nous ! Chaque mois, quelques 150 articles changent de main. » Et au final, cette belle initiative permet surtout de réduire les volumes de déchets et les coûts d’enlèvement. Du gagnant-gagnant !

Et impossible de ne pas penser aux 400 poules offertes par la polyclinique à ses salariés à l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets 2015. Sachant qu’une poule à elle seule peut manger jusqu’à 150 kg de déchets organiques par an, elle contribue grandement à faire baisser le volume des ordures ménagères. «  C’est certainement l’opération qui aura fédéré le plus grand nombre puisque sur les 300 salariés que compte la clinique, 208 s’étaient portés volontaires pour accueillir deux poules. Nous recevons régulièrement des nouvelles de nos protégées. Nous avons même organisé un concours photo, c’était très drôle. » 

image_printImprimer l'article

Étiquettes :