Pour une santé planétaire

Tous d’accord mais comment s’engager ? Le C2DS s’appuie sur Alliance santé planétaire et l’Association Santé Environnement France (ASEF), organisations expertes pour aller plus loin.

Alliance santé planétaire, association fondée en janvier 2021, a pour objectif de promouvoir la Santé planétaire et de communiquer ses enjeux auprès des acteurs de la société. Elle a notamment : 

« La santé planétaire est une approche interdisciplinaire à rejoindre et à développer dès aujourd’hui car elle est l’opportunité d’innover pour contribuer à un monde équitable, durable et sain. C’est un domaine centré sur la caractérisation des liens entre les modifications des écosystèmes dues aux activités humaines et leurs conséquences sur la santé et la proposition de solutions concrètes et de terrain pour prendre soin de la santé du vivant et des générations futures. »

L’Association santé Environnement France (ASEF) a été fondée en 2008 par le Dr Pierre Souvet, cardiologue, et le Dr Patrice Halimi, chirurgien-pédiatre. Elle est composée exclusivement de professionnels de santé, et a pour objectif d’informer sur l’impact des polluants sur la santé, et surtout de donner des conseils pour les éviter.

Reconnue d’intérêt général, l’association travaille sur tous les sujets en lien avec la santé et l’environnement. L’ASEF est partenaire du C2DS.

Outre les travaux réguliers d’enquêtes, de conférences et de publications, l’ASEF a co-piloté la grande conférence nationale « Une seule santé : en pratique ? » en mars 2021 placée sous le parrainage des ministres de la Transition Écologique et de l’Agriculture et Alimentation, organisée à VetAgro Sup. Avec 4 autres organisations, l’ASEF a établi un cahier de propositions, un condensé des travaux menés lors de sept ateliers.

Ce cahier a été adressé en juin 2021 aux ministres de la Transition écologique, de l’Agriculture et de l’Alimentation, de la Santé et des Solidarités, de la Transformation et de la Fonction publiques, de l’Économie et des Finances, et enfin de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.

Cette conférence a permis à différents acteurs de croiser leurs regards, entre scientifiques, décideurs et acteurs publics, dans une optique d’enrichissement mutuel, de façon à penser, les contours des politiques publiques.

Pourquoi le concept d’ « une santé » est capital

« L’ensemble des êtres vivants et les interactions qui les lient, entre eux et avec le milieu où ils vivent, est en constante évolution, sous l’effet de processus de sélection naturels et anthropiques. L’homme fait partie de la biodiversité et, à ce titre, interagit avec les autres êtres vivants et ne pourrait vivre sans eux. Sa santé est donc intimement liée à celle des animaux, des plantes et plus largement, celle des écosystèmes au sein desquels la vie évolue. Le concept « d’une seule santé » découle de cette évidence et nécessite de mieux comprendre les interrelations entre santé humaine, santé animale, santé végétale et santé des écosystèmes.

La crise de la Covid-19 vient nous rappeler la complexité et toute l’incertitude des interactions entre la santé des humains et celle des animaux ainsi que des environnements globaux dans lesquels elle s’inscrit. Car ces êtres vivants que nous exploitons, sélectionnons ou protégeons semblent avoir échappé à notre contrôle, générant une pandémie mondiale et, avec elle, font peser une culpabilité sur la population humaine qui devient responsable, par ses impacts sur la nature, de l’émergence du virus et de sa diffusion rapide dans la majorité des pays du globe.

A partir de cet exemple de la Covid-19 qui a montré à la fois le pouvoir de la santé publique et sa faillibilité, le moment est venu de réfléchir notre modèle de gestion de la santé et de penser les contours d’une nouvelle gouvernance de la santé.

Les maladies transmises aux hommes par les animaux, la qualité de l’alimentation, préoccupent de très longue date les professionnels de la santé comme les populations. Plus récemment, la pollution de l’air et de l’eau, les produits nocifs pour la santé, la résistance aux antibiotiques, les ondes inquiètent les citoyens qui interpellent les pouvoirs publics à toutes les échelles. Les méthodes de gestion de la santé, hier éprouvées, sont aujourd’hui questionnées ; s’agissant des risques émergents, elles sont peut-être à inventer. »

Les cinq organisations engagées dans la grande conférence nationale « Une seule santé : en pratique ? » sont :

Elles ont bénéficié de l’appui et de l’expertise de VetAgro Sup et en particulier de son école interne ENSV-FVI.

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